Votre enfant n’a pas besoin de plus d’activités… juste de sortir
Je crois qu’on sous-estime profondément le pouvoir de la nature sur nous — adultes comme enfants.
En été, tout paraît simple: les portes restent ouvertes, la lumière nous appelle, la vie se déroule dehors presque naturellement. Mais en hiver… c’est une autre histoire. Et pourtant.
Sortir: un régulateur naturel
Le simple fait d’être dehors, entouré d’espace et de vivant, suffit à apaiser notre système nerveux.
Je le vois tellement souvent avec ma fille: quand je sens que la situation peut basculer, que le rapport de force n’est pas loin…
Hop, tout le monde dehors!
Et, comme par magie, tout change.
Je respire.
Je me calme.
Et elle aussi.
Je ne parle pas d’un balcon.
Je parle d’une vraie ouverture.
D’un espace qui nous dépasse… et qui, paradoxalement, nous apaise.
L’extérieur ouvre aussi l’intérieur
Je suis convaincue que sortir devrait être une prescription à part entière contre l’anxiété et la dépression: respirer dehors, marcher, sentir la terre, laisser son téléphone dans une poche, et réapprendre à être présent.
Essayez.
Fermez les yeux dans un lieu clos: ressentez ce qui se passe.
Puis faites la même chose dans un espace de nature.
Vous sentirez comme quelque chose… s’ouvre.
L’extérieur élargit notre espace intérieur.
Les enfants ont besoin de nature. Vraiment besoin.
Aujourd’hui, ils ne sortent plus assez.
Et je ne parle pas de trente petites minutes. Je parle d’heures passées à explorer, grimper, toucher, inventer.
D’un monde qui se découvre avec le corps — pas avec les écrans.
Je suis persuadée qu’il vaut mieux investir dans de bons vêtements d’extérieur que dans une montagne de jouets. Qu’il vaut mieux grimper sur des rochers ou marcher sur des souches que faire de la motricité dans une salle fermée.
Être dehors, c’est aussi renforcer son système immunitaire et traverser l’hiver autrement.
La nature éveille les cinq sens
On parle souvent de créativité chez les enfants, mais sait-on vraiment à quel point jouer dehors la nourrit?
Grâce à leurs sens. Leur vraie porte d’entrée au monde. Écouter les bruits. Sentir les odeurs. Goûter ce qu’ils découvrent. Toucher, marcher, grimper. Observer, vraiment observer.
Tout cela, c’est la base de la pleine conscience. La base du retour au corps. La base pour sortir du mental et retrouver du calme, de la simplicité… un peu de soi.
Votre enfant n’a pas besoin de plus.
Il a besoin d’air, de mouvement, de nature, de liberté.
Et peut-être que nous aussi.
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